Didier Arnal

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Pourquoi avoir inventé cette remise de Trophées ?
Didier Arnal, Directeur général de la Fédération APAJH : Cette soirée était un pari. Dans un cadre festif,avec des stars et des personnalités,un très bon niveau culturel, nous avons souhaité montrer et récompenser ce qui se fait de bien en matière d’intégration des personnes en situation de handicap,aussi bien dans les écoles, les collèges et les universités que dans les entreprises et les services publics. Nous voulions aussi révéler ce qui se passe au-delà de nos frontières et dans le monde. Nos invités de l'année 2007 étaient les Etats-Unis , avec en particulier le docteur Gianinni que l’on peut comparer à Simone Veil. Même carrière, même sensibilité aux problèmes des autres.

Quel bilan faites vous de la troisième édition ?
D.A. : Le nombre de dossiers de candidatures est le premier critère de satisfaction.150 dossiers la première année, puis 300, et plus de 400 cette année. La première année a été difficile. Il a fallu convaincre, expliquer. Il y a dix ans, on n’aurait pas réussi à faire une telle soirée.Ce qui démontre qu’il y a une évolution de la société. Les Trophées sont devenus un rendez-vous important et attendu.

Sur quels critères vous êtes vous basés pour attribuerles Trophées ?
D.A. :
Pour les services ou les entreprises, le premier critère est, selon la taille,le respect du quota des 6% de salariés en situation de handicap que la loi impose. Nous avons vérifié si ce respect n’était qu’un gadget ou plutôt une politique volontariste avec un pland’action, de formation, inscrit sur le long terme. L’accessibilité sous tous ses aspects : intégration scolaire, intégration sociale, pour le travail comme pour les loisirs et la culture. Ce qui compte pour nous c’est de vérifier si, dans les cinq qui viennent, il y a une réelle volonté, un plan d’actions global qui changera vraiment la vie des personnes en situation de handicap pour accéder à l’école, à l’emploi,à la culture, c'est-à-dire à une vie ordinaire normale.
Comme c’est un Trophée national, nous avons veillé à ce que toutes les régions et villes de France soient représentées.

Chaque année une pléiade de personnalités monte sur scène. Est-ce que c’est une bonne stratégie pour changer les mentalités ?
D.A. :
Quand on est anonyme, ce que l’on tente de dire n’intéresse personne, mais quand on est une personnalité des médias ou de la culture,c’est plus efficace, on peut le regretter mais… L’autre raison c’est que nous avons toujours voulu que les Trophées APAJH soient d’un grand niveau culturel. On connaît tous des artistes qui ont été reconnus non pour leur handicap mais pour leur talent. Souvent la musique, la chanson, l’art ont été pour eux un refuge pour échapper à leur handicap. Au cours de ces trois années, la
qualité culturelle de ces soirées a été reconnue par tout le monde.


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